Publié le par CHRISTIAN DEVILLE-CAVELLIN
Récit de Chantal
Ça roule toujours pour le jumelage du 14 au 17 mai 2026
Un programme attrayant préparé par Lionel pour ce week-end de l’ascension à Malbuisson .
S’y rendre en vélo, en 3 jours avec un minimum de bagages,en 2 jours avec un véhicule ou directement pour le séjour culturel prévu avec nos amis allemands.
Les conditions météo vont perturber quelque peu nos projets. Cependant les 15 CTA sont prêts le jeudi en fin d’après-midi pour accueillir les 6 cyclos de Winnenden (dont Alexandra et Achim venus en 3 jours à vélo) à notre hébergement commun les chalets Coeur Du Lac.
La soirée se poursuit dans l’ambiance chaleureuse habituelle. Lionel rappelle le programme des jours à venir, les horaires des visites guidées.
Vendredi 15 mai matin destination Salins Les Bains, au bord de La Furieuse pour visiter la Grande Saline, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Descendre les 50 marches, se retrouver dans la galerie de 165 m de long, à 12 °C pour revivre les étapes de l’exploitation des sources d’eau salée et des conditions de travail du Moyen-Age à 1962.
1 200 ans de production du sel ont fait de Salins Les Bains la cité de l’or blanc.
L’après-midi destination Arbois, au bord de La Cuisance pour visiter la maison-musée de Pasteur. Destiné jusqu’à son adolescence à la peinture, il s’est passionné pour la botanique, le développement de levures, leur culture, la microbiologie, la chimie, la physique dans le but de trouver des applications médicales, hygiéniques pour améliorer la santé humaine, sauver des vies. Un esprit tourné vers la recherche scientifique et la collaboration avec ses pairs.
Samedi 16 mai matin, destination Ornans avec ses habitations suspendues au dessus de La Loue pour visiter la maison-musée Gustave Courbet, sculpteur et peintre, grand amoureux de la nature, sa source d’inspiration principale. Avec le guide de visite numérique, nous cheminons de salle en salle à la découverte de sa vie et de son œuvre, une exposition riche d’une centaine de chefs d’oeuvre.
L’après-midi, destination Mouthier-Haute Pierre à La microbrasserie Entre 2 Mondes.
Pierre originaire du Québec nous parle de ses vingt ans de pratique, recherche… pour élaborer ses bières naturelles.
Fabienne, originaire de Suisse, nous sert et complète les dires de son compagnon, l’illustration des étiquettes représentative de leur vécu …
Après le repas du soir de fin de séjour, nous nous retrouvons dans un des chalets pour la remise des cadeaux.
Dimanche 17 mai matin, la pause photo groupe traditionnelle avant le départ. Des embrassades, des larmes…
Des moments inoubliables dans cet espace sauvage de verdure et de forêts, sur ces routes tranquilles qui serpentent au pied des crêtes du Jura.
Beau retour pour les 3 CTA qui rentrent à vélo.
Pour 2027, nos amis organiseront la rencontre. Ils proposent un séjour en Forêt-Noire à la mi-juin en espérant une météo plus clémente. Le froid, la neige, la pluie, c’était démoralisant surtout au bord d’un lac comme celui de Saint Point.
A l’année prochaine, plus nombreux !!
Chantal BARRADI
Récit de Pierre-André
Jumelage 2026 à Malbuisson (Doubs), voyages itinérants aller et retour et séjour avec nos amis allemands du Radclub93 de Winnenden
VI aller :
Alain, François et Marc réalisent un VI de 3 jours entre le mardi 12 et le jeudi 17 (dit de l’Ascension). Ils profitent du beau temps les 2 premiers jours par Lagnieu et Lons-le-Saunier et de la pluie froide, d’un peu de grêle et des arbres en travers de la route le dernier jour (169, 157 et 95 km respectivement). Le récit de François est déjà écrit ...
Le groupe de 8 (dont le tandem Jean-Brice/Alain) part pour 2 étapes le mercredi 13 à 9 heures pour la classique Annecy, Frangy, Bellegarde. RAS (vous connaissez cette véloroute 62) jusqu’à Annecy sinon un café au premier feu rouge,. La traversée d’Annecy se prend plein nord dès l’entrée par les avenues de Genève et de Brogny jusqu’à la sortie par la V62 après la traversée du Fier qui nous mène par Epagny à la Balme de Sillingy où nous avalons nos casse-croûte au camion avec Lionel.
Par la départementale camionneuse nous survivons à la circulation motorisée par le plateau de Frangy pour atteindre Bellegarde où il ne reste plus que 33km de montée (dont 5 en descente) par le plateau de Confort et les gorges de la Valserine.
A 17 heures nous sommes accueillis par Marie et Valérie et leur équipe du Télémark après 119 km par beau temps frais.
La cuisine de Valérie nous laissera un excellent souvenir : salade de carotte parfumée à la sauce soja, écrasé de pommes de terre à la cancoillotte avec des saucisses fumées et brownie à la noisette !
Au matin du jeudi 14 (de l’Ascension) Alain G. étant fiévreux, les tandemistes renoncent à continuer et Alain redescend avec son pilote Jean-Brice sur Bellegarde où ils prendront le train pour Albertville.
En outre la catastrophe annoncée par la météo est au rendez-vous et nous ne serons que 2 à monter en 19 km sous la pluie puis la neige jusqu’au Tabagnoz (1274 m) sur la route du col de la Faucille dans nos sous-vêtements thermiques, vestes chaudes et capes de pluie mais rien n’y fait et nous nous laissons convaincre par nos collègues du camion d’arrêter les frais.
Et après le passage à la source du Doubs à côté de Mouthe, c’est donc en camion que nous rejoignons à Malbuisson le minibus albertvillois et sa demi-douzaine de passagers et nos 6 amis winnendennois dont 2 (Alexandra et Achim) sont venus en VAE en 3 étapes d’une centaine de km (2 par beau temps et la 3ème sous quelques averses).
Séjour à Malbuisson :
Vendredi et samedi par contre, les températures du matin à 3° et de l’après-midi à 7 nous obligent à rouler motorisés dans nos camion, minibus et voitures individuelles.
Vendredi 15 on visite Salins et ses mines de sel le matin (2 heures en tout) et la maison de Pasteur l’après-midi: beaucoup plus intéressant que ça pourrait en avoir l’air.
Samedi 16 ce sera la visite du musée Gustave Courbet à Ornans et de cette charmante ville se reflétant dans la Loue. Nous remonterons cette rivière par les villages de Lods et Moûthier-Haute-Pierre où nous écoutons les explications d’un couple québéco-suisse très motivé de brasseurs locaux (le loutron libre, paysan distillateur).
Sur la route du retour la moitié de l’effectif ira faire les 800 mètres à pied pour aller s’ébahir devant la très spectaculaire source de la Loue, l’un des 2 monuments naturels du Jura avec celle du Lison.
VI retour
Les prévisions météo reste mauvaises mais finalement il fera seulement frais dimanche (6 à 14°) et à peine pluvieux lundi.
Pour les 3 passionnés (et très bien habillés), Alain, Marc et moi c’est une matinée dominicale de rêve par Mouthe (ville la plus froide de France?), le col de Landoz neuve malicieusement délicat à monter avec ses beaux sapins puis Bois d’Amont en vallée de Joux (partagée entre Suisse et France).
C’est là que notre hôtesse Valérie nous demande par SMS si nous pouvons annuler notre passage au Télémark car il lui faut partir en Beaujolais rejoindre ses filles qui doivent enterrer leur père décédé brutalement. Grâce à internet nous trouvons une chambre du côté de Bellegarde ce qui nous avance pour le lendemain où il doit pleuvoir faiblement toute la journée et nous ‘libérons’ Valérie.
A 15h20 nous dépassons Lélex dans la longue descente de 44 km le long de la Valserine pour arriver à Châtillon en Michaille vers 18 heures après 124 km.
Couchés vers 21h30 après passage à la pizzeria d’à côté nous nous reposons jusqu’à 7 heures soit une ‘grasse matinée’ de 9h30 (au lieu des 6-7 heures habituelles à nos âges).
Ce lundi 18 nous remontons sur le plateau de Frangy prendre un petit-déjeuner dans une boulangerie-pâtisserie et c’est tranquillement que nous entamons la descente sur Annecy.
Mais on s’égare entre Epagny, Methet et même Cran-Gevrier et on pinaille beaucoup.
Puis c’est à un train régulier voir soutenu sous 3 mini-averses que nous rentrons sur Albertville et le café 0’cyclo pour 13h30 après 111km.
Un bon point côté tourisme et du vélo malgré le temps qu’il a fait ! Et l’année prochaine, ce sera en Forêt Noire et début juin, passer la période des saints de glace dans le frigo de la France nous semblant finalement une assez mauvaise idée (?)
Récit de Alain Charrière
Le Rond, le Sec et le Vieux
Le Rond qui n'arrive pas à maigrir, le Sec qui ne parvient pas à épaissir et le Vieux qui échoue à
rajeunir se sont alliés contre soleil, vent, pluie et grêle afin de rejoindre en trois étapes les copains
allemands et français du jumelage à Malbuisson, dans les montagnes du Doubs.
Pour rallier Lagnieu (Ain) le premier soir, ils ont dû pédaler 160 kilomètres par la galerie du Chat
et la sournoise platitude de la ViaRhôna. Ils ont salué en route tout à la fois la passerelle de La
Balme et la tombe de Paul Claudel au château de Brangues.
Le lendemain un vent plutôt favorable leur permit de traverser gaillardement l'Ain, une partie de
Saône-et-Loire et du Jura sans trop souffrir de la circulation sur voies vertes et routes blanches.
L'hôtel Terminus le bien nommé les accueillit à Lons-le-Saunier après 157 km.
Le troisième jour la pluie s'invita à la fête et de vraies bosses se dressèrent en travers de leur route.
Les compères subirent stoïquement une virulente averse de grêle dans les gorges de Syam avant de
trouver de la neige sur les voitures de Chaux-Neuve. Ne restait alors qu'à se laisser glisser jusqu'à
Malbuisson où Allemands et Albertvillois motorisés les attendaient. Les compteurs indiquaient 95
kilomètres.
Le Rond reconnut qu'il grignotait trop, le Sec préféra qu'on le qualifiât d'« affûté » et le Vieux qui
creva à deux reprises ressuscita chaque fois miraculeusement : la Camarde a parfois de ces
indulgences !...
Alain Charrière
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